Communiqué de presse: Le chef du NPD, Avi Lewis, et la députée Jenny Kwan réclament des solutions biométriques d’urgence pour les étudiants gazaouis incapables d’obtenir un permis d’étude au Canada

Après une conférence de presse sur la Colline du Parlement, le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Avi Lewis, et la députée Jenny Kwan réclament que le gouvernement fédéral offre dès aujourd’hui des options biométriques souples et accessibles aux étudiants palestiniens de la bande de Gaza, qui sont encore nombreux à ne pas pouvoir se plier aux exigences des services d’immigration en raison des incursions militaires, des déplacements et de l’absence de services de visa opérationnels dans la région.

Communiqué de presse
14.4.2026

Le chef du NPD, Avi Lewis, et la députée Jenny Kwan réclament des solutions biométriques d’urgence pour les étudiants gazaouis incapables d’obtenir un permis d’étude au Canada

OTTAWA (Ont.) – 14 avril 2026 – Après une conférence de presse sur la Colline du Parlement, le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Avi Lewis, et la députée Jenny Kwan réclament que le gouvernement fédéral offre dès aujourd’hui des options biométriques souples et accessibles aux étudiants palestiniens de la bande de Gaza, qui sont encore nombreux à ne pas pouvoir se plier aux exigences des services d’immigration en raison des incursions militaires, des déplacements et de l’absence de services de visa opérationnels dans la région.

Le traitement des demandes de permis d’études de plus de 130 étudiants palestiniens de deuxième et troisième cycles –dont l’immense talent leur a valu d’être admis dans 26 universités canadiennes dans toutes sortes de domaines, comme l’intelligence artificielle, le génie, les sciences de l’environnement et divers autres programmes intensifs de recherche –continue de s’étirer, parfois même indéfiniment. Pas moins de 88 proches accompagnateurs attendent aussi une décision concernant leur visa.

Dans la mesure où il n’y a aucun centre de réception des demandes de visas en état de fonctionner dans la bande de Gaza et que les déplacements sont extrêmement limités, bon nombre de demandeurs sont tout simplement incapables de se plier aux exigences d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), notamment en ce qui concerne la collecte obligatoire des données biométriques. Selon divers intervenants, certaines demandes sont en traitement depuis 23 mois, et rien ne permet de dire quand une décision sera rendue. Plusieurs étudiants ont perdu leur place à l’université et le financement qui y était associé, tandis que les autres continuent de nager dans l’inconnu, même s’ils ont en main leurs documents d’admission et de soutien à la recherche.

« Le Canada se targue depuis longtemps d’être une destination de choix pour les étudiants étrangers, mais le gouvernement canadien continue de semer des obstacles sur le parcours de ces étudiants, qui ont déjà survécu dans des conditions inimaginables. C’est complètement inacceptable, a déclaré le chef du NPD, Avi Lewis. Si nous souhaitons sérieusement traiter les Gazaouis de manière équitable et protéger leurs droits fondamentaux, nous devons changer de cap dès maintenant. »

« Le Canada doit agir avec urgence et compassion, a déclaré Mme Kwan. Exiger des étudiants se trouvant dans une zone de guerre qu’ils fournissent leurs données biométriques est non seulement totalement irréaliste, mais aussi injuste. Le gouvernement dispose pourtant des outils pour remédier à cette situation, et il existe des précédents. IRCC peut autoriser la collecte de données biométriques ici même au Canada pour les étudiants admis dans un établissement d’enseignement postsecondaire, ou proposer d’autres solutions pour que ces étudiants ne soient pas exclus simplement en raison de circonstances indépendantes de leur volonté. »

Divers intervenants soulignent que le Canada a déjà assoupli ses politiques biométriques et ses méthodes de traitement des demandes en réponse à des crises humanitaires. Lors des conflits en Syrie, en Ukraine et en Afghanistan, le gouvernement fédéral a par exemple instauré des exemptions, des options de traitement dans des pays tiers et des dérogations temporaires afin que les demandeurs ne soient pas pénalisés en raison des conditions de guerre et de déplacement.

Des pays comme le Royaume-Uni et l’Allemagne ont assoupli leurs procédures de traitement des visas, notamment en ce qui concerne la vérification d’identité à distance et l’ajout de points d’accès à la biométrie pour les personnes fuyant les zones de conflit. Ces façons de faire prouvent qu’il existe des moyens sûrs et humains de remédier à la situation.

Malgré ces précédents, le Canada n’a rien offert de comparable aux étudiants palestiniens de la bande de Gaza. Dans beaucoup de cas, on s’attend à ce qu’ils prennent rendez-vous dans un autre pays pour fournir leurs données biométriques, le tout souvent sans moyen d’assurer leur sécurité, sans visa, sans argent et sans avoir la certitude qu’ils pourront rentrer dans leur pays. C’est irréaliste.

« L’engagement du Canada en faveur de l’équité ne peut pas être sélectif, a souligné Mme Kwan. Si nous voulons vraiment soutenir les étudiants étrangers et défendre des principes humanitaires, nous devons supprimer ces obstacles inutiles et traiter les étudiants palestiniens de manière égale, avec la même urgence et la même dignité que celles accordées aux autres. »

M. Lewis et Mme Kwan joignent leur voix à celles de divers militants pour réclamer qu’IRCC:

  • Offre aux demandeurs touchés le moyen de fournir leurs données biométriques dans leur pays ou ailleurs;
  • Utilise les pouvoirs que lui confère la loi pour offrir des exemptions ou des dérogations temporaires lorsque les circonstances le justifient;
  • Assure un accès équitable aux voies de traitement accéléré pour tous les étudiants admissibles, quels que soient leur origine ou l’endroit où ils se trouvent;
  • Détermine la source des délais administratifs et des problèmes concernant les contrôles de sécurité, qui touchent de manière disproportionnée les demandeurs gazaouis.

S’il n’agit pas dès maintenant, le Canada risque de se priver d’une génération entière d’universitaires érudits et de leur contribution inestimable dans les domaines de la recherche, de l’innovation et de la collaboration mondiale.

Latest posts

Le rapport publié aujourd’hui par la vérificatrice générale confirme ce qu’un grand nombre d’étudiants, de communautés et d’établissements postsecondaires affirment depuis des années : sous Justin Trudeau et maintenant Mark Carney, le gouvernement libéral a laissé le désordre s’installer dans le Programme des étudiants étrangers et a ainsi manqué à ses obligations envers les personnes qui viennent ici de bonne foi et les communautés qui ont besoin d’un système juste et bien géré. En l’absence d’une structure et de processus transparents, les virages motivés par des intérêts politiques ont eu des effets dévastateurs sur les étudiants et l’ensemble du secteur des études postsecondaires.

Des familles soudanaises au Canada, avec lesquelles se sont réunis la députée Jenny Kwan et des défenseurs de la communauté, ont tenu aujourd’hui une conférence de presse afin de dénoncer ce qu’elles qualifient de fausse promesse du gouvernement fédéral de réunir les familles et de les mettre en sécurité, alors que la lenteur prolongée du traitement des demandes d’immigration entraîne toujours des décès évitables.

Six députés fédéraux qui se trouvaient en Jordanie se sont vu refuser mardi l'accès à la Cisjordanie occupée par les autorités israéliennes, qui ont accusé la délégation d'être parrainée par «une entité terroriste».

Jenny Kwan, députée d'opposition du Nouveau Parti démocratique (gauche), a dit à l'AFP qu'une députée élue sous la bannière du Parti libéral du premier ministre Mark Carney, Iqra Khalid, avait été «poussée à plusieurs reprises» par un agent israélien à la frontière.

Are you ready to take action?

Constituent Resources
Mobile Offices
Contact Jenny

Sign up for updates